Les Traditions Saintongeaises
A tout seigneur, tout honneur !
Il revient de droit à notre célèbre compatriote Saintongeais GOULEBENEZE - Evariste Poitevin né à Burie le 2 juillet 1877. Décédé à Saintes le 30 janvier 1952. D'origine aisée, il consacre sa vie à distraire son public fidèle, produisant des oeuvres dans un patois du terroir, qui restera une immuable référence pour les cagouillards puristes ou nostalgiques reconnaissants. Parmi ses succès on aimera particulièrement son merveilleux poème "Bonjour Saintonge". Puis, 'Hérodiade aux arènes de Saintes', 'Le vin bian', 'Le charentais au paradis', 'L'histouère dau cheun', 'Le Charleston','La valse dau cougna', 'Les bains de soulail', etc..., ainsi que tant d'autres immortalisés depuis par Raymond Carmin, sur disques et cassettes disponibles avec ses chansons sur livret, et sa biographie.
Le Docteur JEAN. (1861-1932), né à Saint Césaire, médecin à Rouffiac dont il devint maire. Rendu célèbre en créant "La Mérine à Nastasie". Pièce en patois Saintongeais jouée depuis 1902 par de nombreuses troupes. Avec Goulebenéze il répercute l'expression imagée de notre Saintonge profonde au travers des scènes d'un vécu authentique, puisé dans la vie locale de la paysannerie qu'il entoure d'une grande et bienveillante affection. La Mérine (patois de la Marraine) a désormais sa "Maison" au Musée des Bujoliers, dans un mobilier charentais complaisamment "prété" par Célina Vinet. Il écrira aussi d'autres pièces et quelques ricouennes en patois (histoires pour rire) - Biographie disponible.
Gustave FORT. Personnage important de la III ème République. Il devient vers 1900, chef de cabinet d'Emile COMBES. Grand poète du pays charentais dans la seconde moitié de sa vie. Né à Saint Sauvant en 1862 . De retour au pays, il est élu maire de Bussac sur Charente.
Sa vocation poètique s'affirmera de 1928 à 1944, année de sa mort.
9 beaux volumes seront publiés.
"Amour du pays natal, amour de la nature, amour de la chanson du vent et du chant des oiseaux auront inspiré Gustave Fort jusqu'à son dernier souffle pour nous léguer cette oeuvre merveilleuse qui n'est au fond, qu'un beau chant d'amour."
(Ch.Grenon)
Je suis un paysan de terre saintongeaise
Dont l'âme est suspendue aux pampres du coteau
Mais le vent du destin m'a chassé du berceau
En me déracinant, jeté dans la fournaise !
Je veux restituer au terroir Saintongeois
Sur lequel je suis né, ma triste anatomie,
Ne m'y réveillez pas, enfants, baissez la voix
Respectez mon silence et ma vie endormie.
Extraits > > >
Le Patois Charentais
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